Burn-out parental : comprendre l’épuisement des parents et retrouver du souffle
« Je devrais y arriver… et pourtant je n’en peux plus. »
Peut-être que cette phrase vous traverse l’esprit. Peut-être même que vous n’osez pas la dire à voix haute.
- 1 parent sur 4 présente un risque élevé de burn-out (étude Moïra Mikolajczak, 2018).
- Les mères sont 2 fois plus touchées que les pères (enquête Santé Publique France, 2023), mais les pères en burn-out sont souvent moins diagnostiqués (stéréotypes de genre).
- De nombreux parents en burn-out rapporte des pensées de fuite ou de découragement intense (étude Observatoire de la Parentalité, 2022).
Cet article a pour objectif de :
- Mettre des mots sur ce que vivent de nombreux parents en silence,
- De vous aider à mieux comprendre ce qui se joue dans le burn-out parental,
- D’ouvrir des pistes pour retrouver un peu de souffle, sans injonction, sans jugement, à votre rythme.
Si certaines phrases résonnent, c’est déjà important. Et si vous ne retenez qu’une chose aujourd’hui : ce que vous ressentez a du sens, et vous n’êtes pas seul·e.
Le burn-out parental n’est ni un manque d’amour pour ses enfants, ni un échec, ni une faiblesse. C’est un état d’épuisement profond — physique, émotionnel et mental — qui peut toucher des parents très investis, très attentifs, souvent exigeants envers eux-mêmes.
Bien souvent, cet épuisement s’installe lentement. On minimise, on banalise : « C’est normal d’être fatigué quand on est parent », « Ça ira mieux plus tard », « Je dois juste tenir encore un peu ». Jusqu’au jour où tenir devient trop difficile.
Dans mon cabinet, j’entends régulièrement des parents dire qu’ils se sentent vidés, irritables, coupables… et surtout très seuls avec ce qu’ils vivent. Pourtant, le burn-out parental est aujourd’hui bien identifié et étudié.
Les chiffres ne sont pas là pour inquiéter, mais pour rappeler une chose essentielle : si vous vous reconnaissez dans ces lignes, vous n’êtes pas seul·e. Et surtout, ce que vous ressentez a du sens.
Sommaire
- Quand l’épuisement parental prend différentes formes
- Pourquoi certains parents s’épuisent plus que d’autres ?
- Burnout parental : comment retrouver du souffle ?
- “On en est sorti·es” : des parcours pour inspirer l’espoir
- Ressources pour avancer, à votre rythme
- Un dernier mot…
- Sources scientifiques
I. Quand l’épuisement parental prend différentes formes
Le burn-out parental ne se manifeste pas de manière unique. Certain·e·s parents se sentent avant tout épuisés, d’autres se sentent à distance émotionnellement, d’autres encore ont cette impression persistante de ne jamais en faire assez. Souvent, ces vécus se combinent et évoluent avec le temps.
1. L’épuisement physique et émotionnel chez les parents
« Je me réveille déjà fatigué·e. Même dormir ne suffit plus. »
C’est souvent le premier signal. Le corps et les émotions tirent la sonnette d’alarme, bien avant que le parent n’ose parler de burn-out.
Ce que les parents décrivent le plus fréquemment :
- Une fatigue chronique, même après une nuit complète ;
- Des maux de tête, des troubles digestifs, des tensions musculaires ;
- Une hypersensibilité émotionnelle, avec des pleurs qui surgissent sans raison apparente (par exemple fondre en larmes parce que le lait a débordé).
Exemple clinique Marine, 34 ans, mère de deux enfants, raconte : « Je pleurais dans les toilettes en entendant mes enfants rire. Pas parce que j’étais triste, mais parce que je n’avais plus la force de rire avec eux. »
Cet épuisement n’est ni un manque de motivation ni un défaut personnel. Il signale que les ressources internes sont profondément entamées, souvent après une longue période à « tenir », sans relais ni récupération suffisante.
2. La distanciation affective : quand aimer devient difficile
« Je les aime, mais je compte les heures jusqu’à leur coucher. »
Cette facette du burn-out parental est souvent la plus douloureuse et la plus culpabilisante pour les parents. Elle est pourtant fréquente… et réversible.
Elle peut se manifester par :
- Une impression de fonctionner en pilotage automatique (s’occuper des repas, des devoirs, des routines, sans se sentir réellement présent·e) ;
- Une irritabilité accrue, avec des réactions qui semblent disproportionnées (crier pour un jouet oublié, une remarque anodine) ;
- Une culpabilité intense: « Je suis un·e mauvais·e parent ».
Cette mise à distance émotionnelle n’est pas un désamour. Elle correspond souvent à une réaction de protection psychique lorsque l’énergie émotionnelle est épuisée.
3. Burnout parental et sentiment de « ne jamais en faire assez »
« Quoi que je fasse, ce n’est jamais suffisant. »
Beaucoup de parents en burn-out donnent énormément… tout en ayant le sentiment de mal faire, ou de ne jamais être à la hauteur.
Ils décrivent souvent :
- Une comparaison permanente avec les autres parents (« Les autres y arrivent mieux que moi ») ;
- Une impression persistante d’échec, malgré les efforts fournis ;
- Une forme de découragement ou de procrastination (repousser les rendez-vous médicaux, les démarches, les décisions).
Les données cliniques issues du Parental Burnout Assessment (PBA) — l’outil de référence international pour évaluer le burn-out parental — montrent que ce vécu est loin d’être marginal. Selon les études, une proportion significative de parents présente des niveaux cliniques très élevés de burn-out parental, bien au-delà d’une fatigue ordinaire.
Une autre enquête récente confirme que plus de la moitié des parents déclarent se sentir en état d’épuisement lié à leurs responsabilités familiales, avec des signes proches du burn-out parental. Ces résultats montrent à quel point ce vécu est répandu dans le quotidien de nombreux parents aujourd’hui.
Ce sentiment d’inefficacité ne dit rien de la valeur du parent. Il reflète souvent une exigence interne très élevée, activée et renforcée par l’épuisement.
Ces différentes manifestations — épuisement, distanciation affective, sentiment d’inefficacité — ne définissent pas qui vous êtes. Elles décrivent un état, pas une identité.
Un parent en burn-out n’est pas un mauvais parent. C’est un parent qui a trop porté, trop longtemps, sans soutien suffisant.
II. Pourquoi certains parents s’épuisent plus que d’autres ?
Le burn-out parental ne survient pas par hasard. Il est souvent le résultat d’un déséquilibre entre les ressources disponibles et les exigences, internes comme externes. Certains parents, malgré des conditions similaires, ne développent pas de burn-out. Pourquoi ? Parce que l’épuisement dépend moins de la quantité de tâches que de la façon dont on les vit, des croyances qu’on porte sur soi, et du soutien qu’on reçoit (ou qu’on s’autorise à recevoir).
1. Le rôle des schémas précoces (Thérapie des Schémas)
Quand un parent consulte pour un épuisement, on découvre souvent que des schémas précoces – ces croyances profondes forgées dans l’enfance – sont réactivés par les défis de la parentalité. Ces schémas ne sont pas des défauts, mais des stratégies de survie qui ont pu être utiles autrefois, mais qui, aujourd’hui, épuisent.
Voici les schémas les plus fréquemment observés chez les parents en burn-out :
2. Pourquoi ces schémas aggravent-ils le burn-out ?
Ces schémas amplifient l’épuisement de trois manières :
- Ils brouillent les signaux d’alerte : “Je n’ai pas le droit d’être fatigué·e” (Abnégation) ou “Je dois tout contrôler” (Exigences élevées) empêchent de reconnaître ses limites.
- Ils maintiennent dans l’isolement : “Si je demande de l’aide, on va me juger” (Carence affective) ou “Je ne dois pas montrer ma vulnérabilité” (Inhibition émotionnelle) réduisent les chances de recevoir du soutien.
- Ils transforment la parentalité en fardeau : Au lieu d’être une relation, la parentalité devient une liste de performances à accomplir – ce qui épuise encore plus.
La bonne nouvelle : Ces schémas ne sont pas une fatalité. En thérapie des schémas, on apprend à :
- Les reconnaître (“Ah, c’est mon schéma d’Exigences élevées qui parle !”).
- Les comprendre (“Il m’a protégé·e enfant, mais aujourd’hui, il m’épuise”).
- Les transformer (“Je peux être un bon parent sans être parfait·e”).
3. Le piège de la “charge mentale parentale”
La charge mentale – ce travail invisible d’organisation et d’anticipation – est un facteur majeur de burn-out parental. Contrairement à la fatigue physique, elle use les ressources cognitives et émotionnelles en permanence, même la nuit ou pendant les “temps libres”.
- Définition (Monique Haicault, 1984) : “L’ensemble des tâches de planification, d’organisation et de gestion des besoins familiaux, souvent invisibles et inégalement réparties.”
- Quelques chiffres (INSEE, 2023) :
- Les mères assument 75% de la charge mentale, même dans les couples se disant “égalitaires”.
- 1 père sur 3 déclare ne “pas savoir par où commencer” pour aider, par manque de légitimité ou de modèles.
- 68% des parents en burn-out citent la charge mentale comme facteur principal d’épuisement.
Exemple clinique
Clara, 32 ans, mère de deux enfants, décrit : “Je passe mes nuits à dresser des listes dans ma tête : les rendez-vous médicaux, les menus de la semaine, les activités extrascolaires… Le matin, je me réveille déjà épuisée. Mon mari me dit ‘Demande-moi de t’aider !’, mais comment lui expliquer que ce n’est pas une tâche, c’est un flux continu de pensées qui me bouffe mon énergie ?“
III. Burnout parental : comment retrouver du souffle ?
Quand on est au bout du rouleau, il ne s’agit pas de “tout changer du jour au lendemain”, mais de trouver des petits pas qui redonnent de l’oxygène. Voici des pistes réalistes, sans jugement, pour avancer à votre rythme.
1. Le modèle “R.E.S.P.I.R.E.” pour les parents épuisés
Exercice :
Écrivez sur un papier : “En ce moment, je me sens…” (ex. : “submergé·e”, “à bout”, “perdu·e”).
Sans chercher à changer cela, juste pour le nommer.
Pourquoi ? Reconnaître son épuisement, c’est déjà briser l’isolement et la honte. |
Exercice : Fermez les yeux 1 minute et demandez-vous : “Où est-ce que je sens la fatigue ?” (épaules ? ventre ? mâchoire ?). Posez une main sur cette zone en respirant lentement.
Pourquoi ? Le corps parle avant les mots. L’écouter, c’est retrouver un ancrage.
Exemple :
- Remplacer un repas élaboré par un plat simple (ou un pic-nic improvisé).
- Dire à son enfant : “Aujourd’hui, on regarde un dessin animé ensemble, et c’est déjà très bien.”
Pourquoi ? Un seul geste simplifié réduit la charge mentale.
Exercice :
- Listez 3 tâches qui vous pèsent (ex. : les courses, le bain, les devoirs).
- Demandez à une personne (conjoint·e, ami·e, famille) : “Est-ce que tu peux prendre en charge [tâche X] cette semaine ?”
Pourquoi ? Déléguer, c’est redonner de l’énergie à votre système.
Idées :
- Un café ou un thé sans écran.
- 5 minutes de musique qui vous détend.
- Regarder un coucher de soleil avec votre enfant.
Pourquoi ? Le plaisir recharge les batteries émotionnelles.
Exercice :
- Écrivez 1 valeur qui vous tient à cœur (ex. : “la sécurité de mes enfants”, “la joie”, “la connexion”).
- Demandez-vous : “Est-ce que mes actions d’aujourd’hui sont alignées avec cette valeur ?”
Pourquoi ? Cela permet de prioriser ce qui nourrit vraiment.
“Et si je faisais juste 1% mieux que hier ?”
Rappel : Le burn-out ne se résout pas en un jour. Chaque petit pas compte.
Exemple : “Aujourd’hui, j’ai réussi à boire un verre d’eau en pleine conscience. C’est déjà ça.”
Pourquoi ? L’espoir naît des petites victoires.
2. Outils pratiques pour avancer pas à pas
Le “journal des petits bonheurs”
Comment faire ? Chaque soir, notez :
- Un moment où vous vous êtes senti·e un peu mieux (ex. : “J’ai ri avec mon enfant”, “J’ai pris 5 min pour moi”).
- Un besoin que vous avez comblé (ex. : “J’ai bu un thé chaud”, “J’ai appelé une amie”).
Exemple : “Aujourd’hui, j’ai écouté une chanson en cuisinant. Ça m’a détendue. → Besoin comblé : un peu de légèreté.”
La “liste des 3 permissions”
Comment faire ? Écrivez 3 choses que vous vous autorisez cette semaine (même petites) :
- “Je m’autorise à regarder une série sans culpabiliser.”
- “Je m’autorise à dire ‘non’ à une demande qui me pèse.”
- “Je m’autorise à manger un plat tout prêt sans me juger.”
Pourquoi ? Cela réactive le droit à prendre soin de soi.
Le “baromètre émotionnel”
3. Quand et comment demander de l’aide ?
Le burn-out parental n’est pas une fatalité. Demander de l’aide, c’est déjà un acte de résistance.
Signes qui méritent une attention particulière
- Pensées qui tournent en boucle : “Et si je n’y arrivais plus ?” ou “Mes enfants seraient mieux sans moi.”
- Que faire ? En parler à un·e professionnel·le comme une psychologue. Ces pensées ne font pas de vous un·e mauvais·e parent, mais elles méritent d’être entendues.
- Réactions qui vous surprennent : Crier plus souvent, pleurer pour un rien, éviter le contact avec vos enfants.
- Que faire ? Noter ces moments dans un carnet pour identifier les déclencheurs (fatigue ? solitude ? sentiment d’injustice ?).
- Négligence de vos besoins vitaux : Oublier de manger, sauter les repas, négliger son hygiène.
- Que faire ? Commencez par un geste simple : boire un verre d’eau, manger une pomme. Votre corps a besoin de carburant.
Ressources pour vous accompagner
Un message pour vous
Vous n’êtes pas un·e mauvais·e parent. Vous êtes un·e parent qui donne beaucoup, et qui a besoin de soutien.
Trois choses à retenir aujourd’hui :
- Votre épuisement a du sens : C’est la conséquence d’un déséquilibre entre ce que vous donnez et ce que vous recevez.
- Vous n’êtes pas seul·e : Des milliers de parents vivent la même chose. Oser en parler, c’est déjà commencer à guérir.
- Les petits pas comptent : Boire un thé en paix, déléguer une tâche, noter une victoire… Chaque geste qui vous soulage est une avancée.
“Prendre soin de soi en tant que parent, ce n’est pas un luxe, c’est une nécessité. Parce qu’un parent épuisé ne peut pas être le parent qu’il·elle souhaite être. Mais un parent qui se respecte, si.” – Isabelle Roskam
IV. “On en est sorti·es” : des parcours pour inspirer l’espoir
1. Des voix qui résonnent
Ces témoignages ne sont pas des “succès” ou des “échecs”, mais des parcours humains, avec leurs hauts, leurs bas, et leurs petites victoires. Ils montrent qu’il est possible de retrouver un équilibre, sans être parfait·e.
L'exemple de Laura, 35 ans, mère de deux enfants
“Je me souviens de ce jour où j’ai hurlé sur mon fils de 4 ans parce qu’il avait renversé son lait. Après, je me suis enfermée dans la salle de bain, et j’ai pleuré une heure durant. Ce n’était plus moi. Ce jour-là, j’ai compris que quelque chose devait changer.
Aujourd’hui, j’ai appris à :
- Déléguer sans culpabilité : Mon mari s’occupe des bains du soir. Au début, c’était difficile de lâcher prise, mais maintenant, ces moments libres me permettent de respirer.
- Accepter l’imperfection : Un repas en boîte ou un dessert acheté ? Ce n’est pas grave. Ce qui compte, c’est que nous soyons ensemble.
- Prendre 5 minutes pour moi : Un thé en silence, sans écran, sans liste de tâches. Juste être.
Ce qui a changé ? Je me sens moins seule. Et surtout, je me sens moins coupable de ne pas être une ‘super-maman’.”
L'exemple de David, 42 ans, père de trois enfants
“Je pensais que le burn-out, c’était réservé aux mères. Que les pères devaient ‘tenir’, point. Jusqu’au jour où j’ai réalisé que je criais sur mes enfants pour des riens : un jouet traînant, un retard de cinq minutes… Ma thérapeute m’a aidé à comprendre que mon schéma de ‘parent parfait’ venait de mon éducation. Mon père, militaire, nous répétait : ‘Un homme ne craque pas.’ Aujourd’hui, je me répète : ‘Être un bon père, ce n’est pas être parfait, c’est être présent.’
Concrètement, ça a voulu dire :
- Parler de mes difficultés à ma femme, sans honte.
- Accepter de ne pas tout contrôler : Les enfants peuvent mettre la table “à leur manière”.
- Me donner le droit de fatiguer : Parfois, je m’allonge 10 minutes en rentrant du travail. Et le monde ne s’écroule pas.
Le plus dur ? Réaliser que je n’étais pas un mauvais père. Juste un père épuisé, qui avait besoin d’aide.”
2. Ce que ces parcours nous enseignent
Ces témoignages montrent que :
- Le burn-out parental n’est pas une fatalité : Il est possible de retrouver un équilibre, même après s’être senti·e “au bout du rouleau”.
- Les petites victoires comptent : Un repas simple, une tâche déléguée, 5 minutes de pause… Chaque geste qui soulage est une avancée.
- Demander de l’aide est un acte de courage : Que ce soit à son·sa partenaire, à un·e ami·e, ou à un·e professionnel·le, briser l’isolement change tout.
“Ce n’est pas parce que je vais mal que je suis un·e mauvais·e parent. C’est parce que je suis un·e parent qui donne beaucoup que j’ai besoin de soutien.” – Laura
Pour conclure
Si en lisant cet article, vous vous reconnaissez, vous pouvez aussi vous faire accompagner. Parler à un professionnel, ce n’est pas un échec, c’est un soutien.
Ces ressources ne sont pas là pour vous dire “voilà, le mode d’emploi”, mais pour vous rappeler une chose simple : Vous n’êtes pas seul·e. Et ce que vous vivez mérite d’être entendu.
Peut-être qu’aujourd’hui, la seule chose que vous pouvez faire, c’est :
- Lire ces lignes en vous disant : “Ce que je ressens a du sens.”
- Choisir une micro-action : Boire un verre d’eau, déléguer une tâche, noter une petite victoire.
- Vous répétez : “Je fais de mon mieux. Et mon mieux, c’est déjà énorme.”
“Prendre soin de soi en tant que parent, ce n’est pas un luxe. C’est une nécessité. Parce qu’un parent qui se respecte peut-être le parent qu’il·elle souhaite être.” – Isabelle Roskam
Fabienne Canal, psychologue à Cavaillon
100 route d'Eygalières
13660
ORGON
France
Ressources pour avancer, à votre rythme
Que vous soyez au début de votre parcours ou en pleine reconstruction, voici des outils et soutiens pour vous accompagner.
Pour comprendre et se sentir moins seul·e
- Livres :
- “Le Burn-out parental” – Moïra Mikolajczak & Isabelle Roskam (éd. Odile Jacob) : Pour comprendre les mécanismes et trouver des pistes concrètes.
- “Parent épanoui, enfant épanoui” – Aletha Solter (éd. Jouvence) : Des outils pour désamorcer les crises et retrouver du lien.
- “La Charge mentale des femmes” – Emma (BD, éd. Massot) : Pour visualiser et partager ce que vivent beaucoup de mères (et de pères !).
- Podcasts :
- “Parentalités” (France Inter) : Des témoignages et des conseils pour tous les types de familles.
- “Les Maternelles” (Europe 1) : Un espace bienveillant pour parler des défis de la parentalité.
️ Outils concrets
- Test PBA (Parental Burnout Assessment) : Un questionnaire validé scientifiquement pour évaluer votre niveau d’épuisement. → Faire le test (gratuit et anonyme)
- Questionnaire des schémas de Young : Pour identifier les croyances qui alimentent votre épuisement (ex. : “Je dois tout faire parfaitement”). → Disponible dans “Je réinvente ma vie” (éd. De Boeck).
- Le site internet d’ Isabelle Roskam et Moïra Mikolajczak
Pour parler et se faire entendre
- Lignes d’écoute :
- Écoute Parents : 01 46 22 22 00 (anonyme, gratuit, 7j/7)
- Fil Santé Jeunes : 0800 235 236 (aussi pour les parents !)
- Associations :
- Parents en détresse : Groupes de parole et accompagnement.
- Écoute Parents : Écoute et orientation vers des professionnels.
Sources scientifiques
- Mikolajczak, M., & Roskam, I. (2018). “Parental Burnout: A New Condition?”. Frontiers in Psychology, 9, 1699.
- Roskam, I., & Mikolajczak, M. (2021). Le Burn-out parental. Odile Jacob.
- Roskam, I., et al. (2017). “Exhausted Parents: Development of the Parental Burnout Assessment”. Frontiers in Psychology, 8, 242.
- Haicault, M. (1984). “La Charge mentale des femmes”. Sociologie du travail.
- Observatoire de la Parentalité (2022). “Enquête nationale sur le burn-out parental”.
